Aux funérailles de ma grand-mère, j’ai remarqué que ma mère glissait discrètement un petit paquet mystérieux dans le cercueil. Plus tard, poussée par la curiosité, je l’ai récupéré, sans me douter un instant qu’il révélerait des secrets douloureux qui me hanteraient à jamais.
On dit que le chagrin monte et descend comme les vagues, mais pour moi, c’est comme entrer dans le noir et rater une marche. Ma grand-mère, Catherine, n’était pas seulement de la famille ; elle était mon ancre, mon refuge. Avec elle, je me sentais infiniment aimée. La semaine dernière, debout près de son cercueil, je me suis sentie complètement désemparée, comme si je n’avais plus que la moitié de mes poumons.
La douce lumière du funérarium projetait de délicates ombres sur son visage serein. Ses cheveux argentés étaient coiffés comme elle le souhaitait, et son collier de perles préféré reposait contre sa clavicule.
En passant mes doigts sur le bois poli du cercueil, les souvenirs ont afflué. Il y a à peine un mois, nous étions dans sa cuisine, sirotant du thé et riant tandis qu’elle me dévoilait le secret de ses biscuits au sucre.






