Alors que nous fêtions le Nouvel An, mon mari a reçu un cadeau de son amour de lycée et s’est figé en l’ouvrant. Le lendemain matin, il avait disparu. Pendant six mois, je n’ai eu aucune idée d’où il était passé ni pourquoi. À son retour, il n’était pas seul. Il était porteur d’une vérité bouleversante.
J’entends encore le bruit du bouchon de champagne qui a sauté ce soir-là.
Dans la pièce d’à côté, les enfants criaient et riaient. Nos amis chantaient horriblement faux. Je disposais des crevettes cocktail sur un plateau, accomplissant les gestes machinalement, comme pour n’importe quel autre repas de fête.
Mais Logan était silencieux. Trop silencieux.
À l’époque, j’avais mis ça sur le compte du stress de fin d’année : les échéances professionnelles, les attentes familiales, le sentiment de lourdeur qui accompagne toujours la fin d’une année.
Il remarqua alors une boîte sur le comptoir de la cuisine, nichée parmi les cadeaux et les articles de fête.
C’était petit et élégant, emballé dans du papier argenté, avec une étiquette de transporteur collée dessus. Pas d’adresse de retour. Juste le nom de Logan et notre adresse, écrits d’une belle écriture soignée.
« Papa, je l’ai trouvé près de la porte tout à l’heure », cria notre fils depuis le salon. « Je l’ai mis avec les autres affaires.
Logan fixa l’écriture come s’il avait vu un fantôme. Sa main se mit à trembler avant même qu’il ne la touche.
« Chérie ? » demandai-je en m’approchant. « Qui l’a envoyé ? »
Il ne répondit pas. Ses yeux restèrent fixés sur les lettres en boucle de son nom.
Puis, à peine plus qu’un murmure, sa voix trembla. « Non… ce n’est pas possible… »
« Impossible que ce soit quoi ? » ai-je demandé.
Il leva les yeux vers moi, le visage complètement livide. « Ça vient de… Vivian. »
Ce nom m’a profondément marqué.






