« Cette mission était compromise dès le départ. Quelqu’un a divulgué votre itinéraire d’infiltration. Quelqu’un voulait la mort de votre équipe. Voss n’a pas seulement effacé votre nom… il a aussi fait disparaître les preuves que la fuite provenait de l’intérieur du Pentagone. »
La gorge de Vale se serra.
«Vous êtes en train de dire que mon équipe a été sacrifiée.»
Whitaker hocha la tête une fois.
« Et maintenant, » a-t-elle ajouté, « le même réseau se remet en marche. Yémen. Djibouti. Sonora. Le schéma se répète. »
Vale serra les poings le long de son corps.
Le ton de Whitaker se fit plus dur.
« Vous avez quarante-huit heures pour vous déployer. Et cette fois, vous ne partez pas seul. »
Vale leva les yeux.
« Qui vient ? »
Whitaker esquissa un sourire sinistre.
« Des gens qui ne ratent jamais leur cible. »
LE SECONDE POINT CULMINANT : SONORA N’ÉTAIT PAS UN DÉSERT, C’ÉTAIT UNE TOMBE QUI N’ATTENDAIT QUE DE SE FAIRE MORTEL
Trois nuits plus tard, Vale n’était plus capitaine sur un tapis.
Elle était redevenue elle-même.
Pas de faux nom.
Pas d’uniforme propre.
Pas de public.
L’obscurité, l’altitude et le hurlement du vent qui déchirait son masque à oxygène alors qu’elle chutait dans le ciel lors d’un saut HALO, la terre sous elle n’étant rien d’autre qu’un vide noir.
Le désert de Sonora s’étendait à ses pieds comme un océan de mort sans fin, et même à trente mille pieds d’altitude, elle pouvait apercevoir la faible lueur des routes lointaines et des villes frontalières, de petites veines de lumière perçant l’immensité des ténèbres.
Son équipe l’a suivie.
Adjudant-chef Elias « Hawk » Mercer — tireur d’élite, officier de surveillance, le genre d’homme capable de tirer à travers un trou de serrure.
Le sergent Noah « Brick » Halden – spécialiste des brèches, au cou épais et silencieux, un bélier humain.
Et une surprise en plus.
Une femme.
Pas un soldat.
Pas un opérateur.
Une analyste civile du renseignement, dotée d’une habilitation de sécurité classifiée et au regard hanté.
Elle s’appelait Dr Camille Rivas.
Et elle avait personnellement remonté la filière de corruption jusqu’à un cartel qui rongeait Sonora comme un cancer.
Vale n’appréciait pas la présence de civils en mission.
Les civils ont paniqué.
Les civils étaient paralysés par la peur.
Des civils ont causé la mort de gens.
Mais le général Whitaker avait insisté.
Car Camille Rivas n’était pas qu’une simple analyste.
Elle servait d’appât.






