Mon rendez-vous a payé l’addition, puis a envoyé une « facture » : un signal d’alarme moderne à ne pas ignorer.

Dehors, il m’a tendu le bras, m’a raccompagnée à ma voiture et a attendu que mon moteur démarre avant de rejoindre la sienne. Pas d’invitations insistantes, pas de gêne persistante : juste un au revoir simple et agréable. Sur le chemin du retour, j’ai envoyé un texto à Mia : Tu as peut-être raison sur ce coup-là.

La balle courbe du matin

Le lendemain matin, j’ai ouvert ma boîte mail en m’attendant à un petit mot chaleureux et simple, du genre « J’ai passé un super moment ». Au lieu de cela, j’ai trouvé un message dont l’objet était : Facture pour hier soir .

Au début, j’ai cru à une blague. Un mème, peut-être, une allusion amusante au prix du dîner. Mais la pièce jointe ressemblait à une facture d’entreprise, avec logo et détails des « frais ». Le dîner était indiqué comme « pris en charge ».

Des fleurs, décrites comme un « cadeau en nature » ​​et soi-disant payable par une étreinte. Le porte-clés, « remboursable » par un café. Et puis, une dernière phrase laissant entendre que si je ne tenais pas parole, son ami Chris — qui se trouve être le petit ami de longue date de Mia — « l’apprendrait ».

Ce n’était pas de l’humour. C’était de la pression, déguisée en intelligence.

Le charme de la veille me semblait soudain artificiel, une performance destinée à justifier une dette que je n’avais jamais consentie à contracter. Les signaux d’alarme des rencontres modernes ne s’affichent pas toujours en lettres de néon. Parfois, ils se présentent sous la forme d’un PDF bien rangé.