Ma belle-mère m’a toisée et m’a demandé : « Combien as-tu hérité de tes parents ? » J’ai répondu calmement : « Zéro. » Elle a rétorqué à mon mari : « Divorce d’elle. »

Ensuite, j’ai tout remis à mon avocat.

Ainsi, si Ethan tentait un jour de prétendre avoir « investi » dans la maison, la vérité éclaterait au grand jour.

Ce n’était pas une participation au capital.
Ce n’était pas une propriété.

C’était un loyer.

Mais ce qui a véritablement provoqué leur rupture est survenu des semaines plus tard, lors d’une réunion d’une association de quartier.

Lorraine a tenté de réécrire l’histoire.

Elle s’est présentée impeccablement vêtue et a crié à qui voulait l’entendre que j’étais instable, que j’avais volé la maison de son fils, que je les avais injustement mis à la porte.

Elle voulait de la compassion.

Elle voulait un public.

Ce à quoi elle ne s’attendait pas, c’est que le voisinage connaissait déjà les faits.

Parce que je n’ai jamais eu à la salir.

Les documents parlaient d’eux-mêmes.

La présidente de l’association de copropriétaires — une ancienne assistante juridique — a jeté un coup d’œil aux registres et a déclaré nonchalamment : « Cette propriété a toujours été à son nom. »

Quelqu’un d’autre a renchéri : « Vous viviez donc là en tant qu’invités ? »

Lorraine se raidit.

Alors Mme Caldwell — la douce et calme Mme Caldwell — prit la parole.

« Je l’ai vu signer les papiers. Elle ne l’a pas forcé. Il l’a fait parce que sa mère le lui a demandé. »

Le silence se fit dans la pièce.

En essayant de me faire honte, Lorraine s’est démasquée.

Et au final, le voisinage ne m’a pas considéré comme une personne sans cœur.

Ils me voyaient comme la femme qui avait enfin cessé de se laisser utiliser.