« Je suis désolée, je suis en fauteuil roulant », expliqua-t-elle doucement. Ce que fit ensuite ce père célibataire dépassa largement la simple politesse ; dans un élan inattendu de compassion et de courage, il engagea leurs vies sur un chemin qu’aucun d’eux n’aurait imaginé.

L’amour ne consiste pas à trouver quelqu’un d’intact.

Il s’agit de trouver quelqu’un qui ne bronche pas lorsqu’il voit les lignes de fracture.

Pendant des années, Elena a cru que son fauteuil roulant la rendait difficile à aimer. Elle pensait que son ambition la rendait égoïste. Elle pensait qu’avoir besoin d’aménagements particuliers signifiait être un fardeau. Mais la vérité qu’elle a apprise — douloureusement, lentement, magnifiquement — c’est que nous ne sommes pas définis par ce qui nous limite, mais par ceux qui restent à nos côtés lorsque la vie prend un nouveau tournant.

Daniel ne l’a pas sauvée.

Il se tenait à côté d’elle.

Et c’est ce qui a fait toute la différence.

Le véritable amour n’est pas l’absence de difficultés.

C’est la décision, encore et encore, de rester.