« Cassez-lui le nez ! » hurla le colonel devant tout le monde. Trois secondes plus tard, elle mit fin à sa carrière sans même avoir à donner un seul coup de poing.

Son visage changea.

Je n’aime pas avoir peur.

Dans la familiarité.

Dans quelque chose de formé.

Vale l’a vu et a eu la nausée.

Parce que Pierce avait raison.

Une partie de Camille se souvenait.

L’échange de tirs a dégénéré en violence.

Le sang a touché le sable.

Brick a reçu un coup à l’épaule mais a continué à avancer.

Le viseur de Hawk a repéré la tête de Pierce.

Vale vit alors Pierce actionner un détonateur.

Et elle a compris la vérité.

L’installation minière n’était pas un piège destiné à les tuer.

C’était un piège pour les enterrer.

Explosifs.

Partout.

Pierce sourit à Vale au milieu du chaos.

« Vous avez survécu à la Somalie ! » cria-t-il. « Mais vous ne survivrez pas à Sonora ! »

Vale a sprinté.

Elle s’est attaquée à Camille.

Et le désert explosa.

FIN : CE QUI A SURVÉCU, CE N’EST PAS SON CORPS, C’EST SA VÉRITÉ

Vale se réveilla en suffoquant à cause de la poussière.

Ses oreilles bourdonnaient.

Sa vision s’est brouillée.

Le monde sentait le métal brûlé et la terre brûlée.

Elle a rampé à travers les décombres et a trouvé Brick inconscient, du sang coulant de son épaule.

Hawk était toujours en vie, tirant caché derrière une poutre effondrée.

Les mercenaires de Pierce battaient en retraite, non pas parce qu’ils avaient perdu, mais parce qu’ils avaient atteint leur objectif.

Ils avaient effacé l’installation.

Les preuves.

Les otages.

Tout a disparu.

Vale trouva Camille allongée non loin de là, toussant, le visage noirci de suie.

Camille regarda Vale, les yeux brisés.

« Je me souviens maintenant », murmura-t-elle. « Je me souviens de ce qu’ils m’ont fait faire. »

La rage de Vale brûlait comme de l’acide.

« Alors aidez-moi à le terminer », dit Vale.

Camille hocha la tête en tremblant.

Et à ce moment-là, le rebondissement s’est transformé en autre chose.

Pas une trahison.

Pas de corruption.

Mais la rédemption.

Parce que Camille n’était pas la méchante.

Elle était l’arme qui avait été volée, utilisée et jetée.

Et maintenant, elle était réveillée.

Des hélicoptères vrombissaient au-dessus de nos têtes.

L’extraction est arrivée trop tard pour sauver la mission.

Mais il n’est pas trop tard pour sauver la vérité.

Quelques semaines plus tard, le colonel Voss n’était pas seulement soulagé.

Il a été poursuivi en justice.

Mais ce n’était pas le titre principal.

Le titre, c’était ce qui suivait.

Car le commandant Sienna Vale, en grande tenue, a enfin reçu ce qui lui avait été volé.

La citation Silver Star a été rétablie.

Les noms de ses coéquipières décédées ont été prononcés publiquement.

Et Camille Rivas, placée sous protection de témoins, a témoigné contre le réseau qui l’avait transformée en agent dormant.

Le réseau ne s’est pas effondré du jour au lendemain.

Les réseaux ne le font jamais.

Mais elle s’est fissurée.